Nos pays d'action
Afrique : Mali
- L'Institut dans le pays
- Données générales
- Situation politique
- Situation économique
- Situation sécuritaire
- Conseils et informations
L'INSTITUT DANS LE PAYS
C’est probablement le pays où l’Institut de Coopération Internationale possède le réseau de partenaires le plus important.
Depuis plus de 20 ans, les dirigeants de l’Institut ont, par leur parcours, tissés des liens forts d’amitiés avec les représentants de nombreuses institutions nationales. Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’artisanat, du commerce ou encore du développement social, de hauts responsables de ces secteurs sont partenaires ou membres de l’Institut.
Si le Mali a connu ces dernières années quelques problèmes d’insécurité dans le Nord, Bamako située au sud, est souvent considérée comme la capitale sous régionale pour les évènements internationaux. Elle est aujourd’hui une zone que l’Institut considère comme parfaitement sécurisée.
L'Institut bénéficie d’accords privilégiés avec notamment, l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale de l’Afrique, l’Hôpital Gabriel Touré, l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture ou encore le ministère de l’artisanat du Mali.
DONNEES GENERALES
Nom officiel : République du Mali
Chef de l’Etat : Amadou Toumani
TOURE (depuis le 8 juin 2002)
Superficie : 1 241 231
km² (France : 675 417 km²)
Capitale : Bamako
Villes principales : Ségou, Sikasso,
Mopti, Gao, Kayes
Langue officielle : Français
Langues courantes : Mandingue (bambara,
malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï...
Monnaie : Franc CFA (100
FCFA = 0,15 €)
Fête nationale : 22 septembre
(indépendance, en 1960)
Population : 12,7 M (Banque
mondiale)
Densité : 10 habitants/km²
Croissance démographique : 3 % (Banque
mondiale)
Espérance de vie : 54 ans (Banque
mondiale)
Taux d’alphabétisation : 26 % (Banque
mondiale)
Religion : Islam 90 %,
animisme 9 %, christianisme 1 %
Groupes ethniques : Mandé (Bambara,
Malinke, Soninke) 50 %, Peul 17 %, Voltaïque 12%, Songhaï 6%, Touareg
et Maure 10 %, autres 5 %
Indice de développement humain : 178e sur
182 pays (PNUD, 2009)
PIB : 8,78 Mds
$ (FMI)
PIB par habitant : 657
$ (FMI)
Taux de croissance : 5 % (Banque
mondiale)
Taux d’inflation : 13,6
% (Banque mondiale)
Principaux clients : Afrique du Sud,
Sénégal, Côte d’Ivoire, Suisse, Chine(2008, Mission économique)
Principaux fournisseurs : Côte d’Ivoire,
Sénégal, Chine, France (2008, Mission économique)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture 36%, industrie 24%, services (40%)
Exportations de la France vers le Mali :
221 M€ (2009, Mission économique)
Importations françaises depuis le Mali :
7 M€ (2009, Mission économique)
SITUATION POLITIQUE
Après avoir renversé le dictateur Moussa Traoré en 1991, le général Amadou Toumani Touré (dit « ATT ») a conduit une transition démocratique exemplaire, conclue en 1992 par l’élection d’Alpha Oumar Konaré qui s’est appuyé sur l’ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali) durant ses deux mandats.
En 2002, ATT a été élu à la présidence de la République. En dix ans, le Mali est devenu une référence de démocratie en Afrique, fondée sur une politique du consensus. Aucun parti ou coalition ne disposant de la majorité absolue au Parlement, le Président avait pu former un premier gouvernement d’union regroupant toutes les principales formations politiques. Une opposition a vu le jour à l’approche du scrutin présidentiel de 2007 avec la naissance du parti du président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).
Le président Touré, soutenu par une alliance de 44 partis, a été réélu le 29 avril 2007 dès le premier tour avec 71,20 % des voix. Les élections législatives organisées en juillet 2007 ont consacré la suprématie de la mouvance présidentielle, avec l’obtention de 127 sièges sur les 147 de l’Assemblée nationale. Ses deux principales formations, l’ADEMA et l’Union pour la République et la Démocratie (parti de Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’UEMOA) ont remporté respectivement 55 et 35 sièges, alors que l’opposition enregistrait un recul spectaculaire. Première force de l’assemblée sortante avec 45 députés, le parti d’IBK, le Rassemblement pour le Mali (RPM) n’en a conservé que 11 et son leader a enregistré un score décevant à la présidentielle avec seulement 19 % des suffrages. Le Parti pour la Renaissance nationale n’obtient que 4 sièges, tout comme le parti indépendant Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance. Les élections locales du 24 avril 2009 ont confirmé la domination de l’ADEMA et ont mis en lumière la montée du parti de Soumaïla CISSE (URD).
Si les élections ont à chaque fois été jugées par les observateurs nationaux et étrangers comme libres, sincères et transparentes, malgré quelques imperfections, on peut toutefois déplorer la faiblesse du taux de participation : 36% pour la présidentielle et 33% pour les législatives, chiffres qui traduisent le discrédit de la classe politique. Désormais, la vie politique se concentre peu à peu sur la perspective de l’élection présidentielle de 2012 à laquelle le Président ne pourra pas se présenter en vertu de la Constitution actuelle.
M. Modibo SIDIBE est Premier Ministre depuis le 28 septembre 2007. Son gouvernement, composé essentiellement de technocrates, devait permettre la bonne mise en œuvre du programme d’action du gouvernement baptisé « Programme de Développement Economique et Social » (PDES). Si un certain nombre de réformes ont été engagées (privatisations, lancement de concertations nationales sur l’école et la lutte contre la corruption, etc.), les mesures sont mises en œuvre lentement, en privilégiant une grande prudence politique et sociale. La situation de la gouvernance reste fragile dans bien des domaines et la corruption tend à se renforcer. La révision du code de la famille (droits des femmes, interdiction de l’excision en particulier) reste toujours en attente.
SITUATION ECONOMIQUE
Classé parmi les pays les moins avancés (59 % de la population sous le seuil de pauvreté), le Mali est vulnérable aux chocs extérieurs : invasions acridiennes, chute des cours du coton (seconde ressource d’exportation après l’or), hausse des cours du pétrole, dépréciation du dollar par rapport à l’euro et crise ivoirienne. L’économie malienne demande à être diversifiée. L’aide publique au développement s’élevait en 2008 à 960 M$ (source OCDE).
En dépit de la crise pétrolière et alimentaire, les résultats économiques ont été globalement satisfaisants en 2008, le Mali étant finalement relativement épargné par la récession mondiale. Tirée par le dynamisme des secteurs primaire et tertiaire ainsi qu’une bonne pluviométrie, la croissance a atteint 5,1 % en 2008. Le taux d’inflation a crû sensiblement du fait de l’envolée des cours mondiaux du pétrole et des denrées alimentaires, ressortissant à 7,5 % en 2008. Du fait des bonnes perspectives de la campagne cotonnière 2009-2010 et de la pluviométrie abondante, le taux de croissance devrait s’élever à 4,5 % en 2009. Ce taux de croissance est néanmoins en deçà des objectifs nationaux du Programme de développement économique et social et du Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (7 %) et ne va pas permettre une réduction significative de la pauvreté en raison d’un taux de croissance démographique de 3,6 %.
Afin de restaurer la compétitivité de l’économie, les autorités maliennes doivent achever un certain nombre de réformes structurelles : restructuration des secteurs cotonnier (situation de la société cotonnière CMDT) et bancaire (Banque d’Habitat du Mali), réformesportant sur la gestion des finances publiques.
En mars 2003, le Mali a franchi le point d’achèvement de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE). Les allègements de dettes consentis dans ce cadre et celui de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) ont permis de ramener la dette à un niveau soutenable (le stock de dette s’établirait fin 2007 à 28% du PIB et 70% des exportations). L’effort d’annulation consenti par la France dans le cadre de PPTE et des initiatives bilatérales décidées lors des sommets de Dakar a dépassé les 500 M€.
SITUATION SECURITAIRE
Le mali est traditionnellement très accueillant. Il est très facile de créer des liens cordiaux et amicaux avec la population malienne.
L’institut connaît particulièrement bien ce pays et entretient des liens de longues dates avec les autorités locales et nationales ainsi qu’avec de nombreux partenaires locaux. Cependant, l’institut a souhaité travailler uniquement à Bamako pour des raisons de sécurité. Les zones du grand nord (à plus de 1000 km de la capitale) sont interdites à cause de la présence de quelques factions armées de l’AQMI.
Bamako reste un lieu sûr mais l’institut demande à ses stagiaires de respecter les règles de sécurité élémentaires telles que :
- Les déplacements hors de la capitale doivent être soumis à une demande d’autorisation du directeur de stage.
- Les déplacements au quotidien doivent être effectués avec les moyens recommandés par l’institut.
- Les sorties nocturnes, restaurants, bar… doivent être connues du directeur de stage et doivent être effectuées avec des taxis agréés par l’institut.
- Le stagiaire doit disposer d’un téléphone avec une puce locale et doit être joignable à tout moment.
CONSEILS
Us et coutumes
Il convient de respecter la sensibilité des habitants du Mali, pays
musulman à 90 % et largement pratiquant (tenue vestimentaire décente, comportement
adéquat). Se montrer courtois en toutes circonstances.
Législation locale
L’importation de stupéfiants est prohibée.
Climat
Quatre zones climatiques :
- zone sahélienne désertique au nord du 17ème parallèle.
- zone sahélienne steppique entre le 14ème et le 17ème parallèle : pluie de juillet à septembre.
- zone soudanienne de savanes (dans laquelle est située Bamako) : pluies de juin à octobre - saison chaude et pénible de mars à juin - températures extrêmes dépassant 40 °C.
- zone guinéenne de savane boisée au sud : pluies de 4 à 6 mois par an
Remarque pour le pays Dogon:
Préparation aux voyages pour les personnes se rendant dans
le pays Dogon ou envisageant des excursions au nord : le
Mali est un pays au climat chaud et sec particulièrement
de la fin février à septembre. Consulter son médecin avant
d’envisager des randonnées dans les falaises du pays Dogon
(risque de déshydratation et d’accidents cardiaques).
Mode de paiement
Seule la carte de crédit Visa International est acceptée et seulement par la Banque
Malienne de Crédit et de Dépôt (B.M.C.D.) à Bamako. Les chèques de voyage sont acceptés
par les principales banques des grandes villes du Mali.
Infrastructure routière
Peu de routes sont bitumées mis à part quelques grands axes. Les chaussées sont étroites
et dangereuses, particulièrement de nuit (circulation de piétons, bétail, véhicules
non éclairés). Circuler en 4X4 est préférable. Le carburant, disponible à peu près
partout, est de qualité variable.
Bien que l’assurance "responsabilité civile à l’égard des tiers" soit obligatoire,
la plupart des automobiles au Mali ne sont pas ou mal assurées. En cas d’accident,
faire établir un constat par la police et attendre son arrivée dans le véhicule en
observant une attitude courtoise à l’égard de tous.
Numéros utiles
Direction nationale de la police à Bamako : (223) 20.22.52.27. / 20.22.52.28 / 20.22.44.05
Consulat général de France :
- Standard : (223) 44.97.58.28 Chef de poste : (223) 44.97.58.03 - fax : (223) 20.21.03.29 ou (223) 44.97.58.29
- Permanences service des Français : (223) 79.41.62.51
- Permanences service des visas : (223) 79.41.62.52
- Adresse internet : consulatfrance@afribone.net.mali
L’équipement médical et hospitalier est en général sommaire. Le service des
urgences de l’hôpital Gabriel Touré à Bamako est cependant satisfaisant (tél.
20.22.27.12 ou 20.23.07.80 - fax 20.22.60.90) mais il ne traite que des urgences.
Le cas échéant, faire appel au Centre médico-social de la coopération française
à Bamako (tél. 20.22.50.72, portable de permanence 76.35.03.89).
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants
:
- Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
- Le site interministériel relatif à la grippe aviaire : www.grippeaviaire.gouv.fr
- Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
- Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
- Le site de l’Institut Pasteur de Paris www.pasteur.fr ou de Lille www.pasteur-lille.fr

